понедельник, 20 мая 2019 года   

Poutine interroge l’Occident: "Pourquoi encercler la Russie?"

Le premier ministre russe a reçu hier une quarantaine d’experts occidentaux du club de réflexion Valdai. Le témoignage de Eric Hoesli, présent à la rencontre, a été recuilli par Andrès Allemand, Chef  de la rubrique Monde, Tribune de Genève.
L’incident hier a fait le tour de la planète, porté par les agences d’information russes. «Oui, sans aucun doute, nous ferons partie de la Russie, nous n’avons pas l’intention de créer une Ossétie indépendante», déclarait à la surprise générale Edouard Kokoïty, le président de la province séparatiste géorgienne, devant le club de réflexion Valdai réuni dans la ville russe de Sotchi. Avant de se rétracter, penaud, sur l’agence Interfax: «On m’a visiblement mal compris. Nous n’avons pas l’intention de renoncer à notre indépendance, obtenue au prix de sacrifices colossaux.»
A Sotchi, un témoin suisse a assisté à la scène: Eric Hoesli. Directeur des publications régionales d’Edipresse, l’auteur de l’épopée géopolitique «A la conquête du Caucase» (Ed. Des Syrtes) comptait parmi la quarantaine de professeurs d’université, experts gouvernementaux américains, britanniques ou encore français, mais aussi journalistes invités une fois l’an par les agences russes pour rencontrer notamment des leaders d’opposition comme Gary Kasparov, mais aussi des officiels russes… comme le premier ministre Vladimir Poutine.

Comment Poutine explique-t-il les déclarations contradictoires du président de l’Ossétie du Sud?
Tout d’abord, je tiens à confirmer qu’Edouard Kokoïty a clairement dit qu’il n’y avait pas d’autre voie pour l’Ossétie du Sud que l’association avec l’Ossétie du Nord au sein de la Russie. Sa déclaration a provoqué un certain émoi parmi les Ossètes présents. Puis on a appris plus tard qu’il s’était rétracté. L’incident est intéressant parce qu’il montre la difficulté de créer un petit Etat indépendant enclavé dans la Géorgie. Par ailleurs, cela a donné l’occasion à Vladimir Poutine de clarifier sa position: c’est par nécessité que la Russie a reconnu l’indépendance de cette région séparatiste géorgienne, afin d’y assurer la sécurité. Mais il en exclut catégoriquement le rattachement.

Pourquoi, au fond, refuse-t-il aux Ossètes du sud l’annexion qu’ils réclament?
Il dit vouloir respecter le droit international. En reconnaissant l’indépendance de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud, la Russie peut y poster les troupes que réclament ces deux provinces séparatistes géorgiennes.

Comment justifie-t-il la riposte russe disproportionnée à l’attaque de l’armée géorgienne en Ossétie du Sud?
Pour Poutine la riposte était tout sauf disproportionnée. Il rappelle que le gouvernement géorgien avait accepté de tenir des discussions le 8 août à midi avec les Ossètes, qu’un cessez-le-feu était convenu à 18 h… et que l’offensive était déclenchée quelques heures plus tard. Pendant quatre heures, Moscou a tenté en vain d’avoir un contact téléphonique avec Tbilissi. Puis la déclaration de guerre a été annoncée. Des villes ont été bombardées. Il fallait stopper cette offensive brutale. Et punir l’agresseur. Il a fait référence à la Seconde Guerre mondiale: quand les troupes allemandes ont attaqué la Pologne, les alliés ne les ont pas simplement reconduits à la frontière. Il fallait punir Berlin.

Ne comprend-il vraiment pas le choc produit par cette riposte en Occident?
Il est vraiment indigné par le ton de la presse occidentale. Il aimerait que la Russie soit traitée comme n’importe quel autre Etat. Et il ne comprend pas le jeu de Washington. Vladimir Poutine reproche à George Bush d’être resté inactif alors qu’il lui demandait de freiner les Géorgiens. Depuis des années, Moscou dit que c’est une erreur d’armer le gouvernement de Tbilissi, ce qui lui a donné l’illusion que le problème des minorités pouvait être réglé par la force.
Quand on lui demande s’il est tout de même prêt à comprendre que les Etats-Unis remplacent l’armement géorgien détruit par les forces russes, Poutine répond que ce serait pour Tbilissi une incitation à récidiver. Il se demande pourquoi on arme systématiquement les pays proches de la Russie, pourquoi agresser ses alliés, pourquoi en Pologne pointer des missiles en direction de Moscou, pourquoi cette volonté d’encerclement de la part de l’OTAN?

Compte-il s’opposer énergiquement à la candidature de l’Ukraine? Faut-il craindre un scénario catastrophe en Crimée?
Poutine a été catégorique: la Crimée fait partie intégrante de l’Ukraine. L’accord de frontières signé avec la Russie ne sera pas remis en question. Quant à la candidature à l’OTAN, là aussi il se dit surpris: tous les sondages montrent que la population ukrainienne n’en veut pas. Il estime qu’une adhésion à l’Alliance atlantique ne serait que nuisible à un pays où vivent sept millions de Russes et qui est un partenaire essentiel de Moscou. Cela dit, il s’engage à respecter le choix de l’Etat ukrainien, mais demande qu’on lui explique ce qu’il adviendra des bases russes en Crimée. Un discours qui se veut très rassurant.

Rassurant?
Oui, mis à part son agacement sur le rôle de l’Occident dans la crise géorgienne, Poutine a tenu un discours qui se voulait très modéré. Poutine affirme que le conflit armé déclenché le 8 août par Tbilissi n’a rien changé à la politique russe. Il contredit ainsi les analystes en Russie qui estiment que le 8 août marque un changement comparable à un 11 septembre russe. Au contraire, il a voulu se montrer très conciliant, estimant que la fin des armes nucléaire est désormais envisageable (car les armes conventionnelles sont bien assez puissantes). Et il a terminé son discours en beauté, demandant une minute de silence pour les victimes des attentats du 11 septembre 2001.

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